Il y a des jours.

Il y a des jours.
Il y des jours comme ça, où tout vous échappe. Vous ne contrôlez plus rien, plus aucune de vos pensées. Vous savez pertinemment que vous ne devez pas y penser mais c'est plus fort que vous. Tout vous rattrape. Et c'est plus fort que vous parce que c'est plus rapide que vous. C'est plus intense que toute la force que vous pouvez y mettre. C'est plus bruyant que vos cris, impuissants. Et vous avez beau vous débattre, ça ne s'en va pas. Il ne vous reste plus qu'à vous arrêter, les bras ballants & à vous laisser envahir par tout vos souvenirs.

# Posté le jeudi 13 août 2009 18:15

M'en voulez pas.

M'en voulez pas.
M'en voulez pas. Je me protège. Je crache mon venin. Juste pour m'en sortir. Je me démerde tant bien que mal. J'apprends à assumer mes erreurs. A contrôler mes doutes. A résoudre mes problèmes. Avec elle. Et sans elle. Seul. Mais parfois, accompagné. Même si je tombe. Même si je souffre. Je suis encore là. Et je ne sais toujours pas pourquoi. Mais j'espère qu'un jour, au bon moment. J'trouverai le bon chemin. La bonne émotion. Le bon truc qui me fera sentir libre. Libéré. Et léger. Le jour où j'me poserai que les bonnes questions. Où j'trouverai les bonnes réponses. Alors, j'sauterai dans le bon train. Je m'installerai dans le bon wagon. Sur la bonne banquette. Avec la bonne personne. La vraie de vraie (Toi*).

Le vrai problème, c'est que ce jour, ce chemin, ce moment, sont trouvés. La bonne aussi <3.


Dis, tu m'fais une place dans ton wagon ?

# Posté le mercredi 01 juillet 2009 09:39

& puis.

& puis.
Et puis on attend que ça nous tombe dessus pour le dire.
Parce-que le bonheur n'inspire personne, que c'est pas du bonheur dont on parle au journal de 20h.
On est content de vivre de la merde pour en faire des textes sublimes.




Je vais mettre en suspend tout ça pour un moment. Me consacrer à ce livre. Puisque visiblement, je n'écris bien que quand je n'vais pas bien.

En espérant tous vous offrir de quoi lire prochainement.

Je m'en vais me reconstruire.

Prenez soin de vous.

# Posté le dimanche 21 juin 2009 14:55

Pensée.

Pensée.
Pensée de 17heures 24 :


J'ai constaté qu'on pouvait être malheureux de diverses manières. Ainsi, celui.qui pleure n'est pas forcément plus malheureux que celui qui miroite entre une bouteille et une barrette. Oui. Oui sans doute.















Pix : Cette photo est juste magnifique.

# Posté le vendredi 19 juin 2009 11:29

Sincèrement, y'a pas de titre.

Sincèrement, y'a pas de titre.
Une lettre puis deux. Elles courent et se suivent, se frôlent et s'aiguisent, s'effacent et se remplacent. Je suis évasif et neutre devant cet encart blanc depuis plusieurs minutes. J'ai tellement de choses à te dire, à me dire, que je ne sais par où commencer. Ni même comment. Tu n'es pas ubique, la distance n'est qu'une illusion un peu trop vivante pour la détourner. Tu es cette histoire, cette intrigue, cette aventure, cette querelle, cette matrice à laquelle je ne peux plus échapper. Tu es cet hasard forcé, mon inévitable. Tu es toutes ces nuits auxquelles j'ai appris à redonner confiance, cette hardiesse qui a raison de moi. Tu es ces mots que je courtise, ces lèvres que je conte, ces doigts que j'espère. Tu sais, j'ai déjà trop donné. Je ne suis vierge de rien, j'ai eu le c½ur émietté, les espoirs morcelés. Il faut que tu saches quelle ignorance tu flirtes. Tu as besoin de moi pour croire en nous mais j'ai oublié de croire en moi. J'ai eu le sourire qui a trop longtemps fait grève, comprends le. J'ai peur de la chantilly au goût amer, des fraises indésirables, de la mousse éphémère.

Mais tu sais, l'amour a besoin de nous pour vivre. J'en suis convaincu.

# Posté le vendredi 19 juin 2009 07:08

Va donc dire à qui veut l'entendre.

Va donc dire à qui veut l'entendre.
Va donc dire à qui veut l'entendre que les étoiles ont fini d'attendre. La chantilly me pince encore les lèvres de sa douceur malgré les brulures malveillantes de mon cappuccino. Je n'ai pas eu le temps de souffler. Je n'ai jamais eu le temps de rien, c'est un fait. Va dire à qui veut l'entendre que le soleil n'attend pas la lourdeur des années, dis leur que la lune n'est pas aussi froide qu'elle en a l'air. Je n'ai pas fini de pleurer, j'ai mal au crâne, j'ai chaud. Mille degrés sous les larmes et pas une arme comme défense. Elle a toujours eu cette qualité d'attaque, c'est un fait. Lorsque j'arrive à déglutir le peu de caféine possible, mon estomac me rend coupable d'une digestion trop brusque mais au moins je n'ai plus faim. Mon c½ur balance, cet enfoiré ne sait faire que ça d'ailleurs. Il balance, me donne le vertige, crie à qui veut l'entendre que ma faiblesse est ma plus belle valeur. Mon visage est d'autant plus rouge que je n'ai plus aucun contrôle sur mes liquides pulsions lacrymales.

Isolez-moi dans un espace pur et vide, confinez-moi là où personne ne peut m'atteindre, pétrifiez-moi que je puisse enfin me réveiller. Jamais ma vie ne fut aussi plate, monotone, lugubre et creuse qu'aujourd'hui. Dépression en dépressurisation, tout va mal et rien ne tourne rond. Tu remets en cause tes sentiments, notre amour, tes envies. En somme, tout ce qui faisait que j'allais mieux & surtout tout ce dont je suis fier. Je grandis trop vite et à l'envers, dans l'envers du décor même si tout scintille, mes yeux ne brillent pas assez pour éclaircir ce dont, quoi je me morfonds. J'ai perdu le goût, le sucré pétillant du simple, le salé racolant du pourpre jovial. Elle me rappelle sans cesse à ce que je ne suis pas et j'arrive encore à culpabiliser de ne pas être celui que le monde voudrait que je sois. Je pense que cette salope solitude me fait flancher le moral.

Arrête donc de m'aimer si je t'étouffe autant, arrête donc de me chérir, de me couvrir de regards bienfaiteurs, de me caresser par ton animosité délicate, arrête. À défaut de douter de mes choix pris consciencieusement, l'amertume du chemin adopté devient de plus en plus pesante.


Fais la valser cette chaise, que mes souffrances deviennent des rêves...

Silence, ils mentent.

Putain, je t'aime. & ça, ça m'fous en l'air.



* 23h13, appel privé. J'n'ai aucun doutes sur l'identité de cette inconnue. Pas si inconnue que ça.

# Posté le mercredi 17 juin 2009 17:15

Modifié le vendredi 19 juin 2009 07:21

Pour la beauté du geste.

Pour la beauté du geste.
Respirer le soleil
Avant qu'il ne te touche
Accepter qu'tu t'en ailles
Te suivre encore des yeux
Te donner tout mon temps
Te faire du bouche a bouche
Supplier les astres
M'écouter un peu
Sans hésiter.


Quand on aime quelqu'un, c'est effrayant comme on pense peu aux autres. Marcel Pagnol.



Pix : Je t'attends mon amour.

# Posté le lundi 01 juin 2009 16:56

Modifié le mardi 02 juin 2009 13:54

Maladresse.

Maladresse.
Seul un homme pleinement humain sait bien aimer et bien haïr, et sur ceux, je n'implorerais que votre pardon, oui pardonnez-moi mon humanité, j'aime et je déteste, je jouis et je déchire et mes sourires se rapprochent parfois des cris, mes cris peu à peu se liquéfient pour cascader, chauds, sur mes joues. Pardonnez-moi pour mes méfaits et mes faiblesses, je n'en suis que plus humain, mes fautes me définissent et c'est à mes fautes que l'on me reconnaît ma vertu. Assis les jambes repliées, mes mains tombantes semblant demander des appuis, les cheveux dorés semblant attirer les rayons de l'astre suprême, les yeux hydratés de gris, je fixe le vide et comme beaucoup ici, je tente de me reconstruire. Après tout, en quoi ai-je fauté ? Je garde mes défauts et ne m'en voilà que plus humain, ainsi m'aime-t-on et me détestons, ainsi voici la femme qui m'aime encore, qui m'aime à tord et bien trop fort, et je lui dois tout, mon amour merci. Je continu à creuser avec la peur que tout m'échappe, tout en craignant de perdre ce qu'il me reste encore. Suis-je quelqu'un d' infiniment mauvais ? Non, j'ai tout donné, tout sacrifié, je suis exténué, le visage rougi par les assauts d'un soleil alléchant, les yeux imprimés de larmes et de chimères, furieux de honte, c'est ainsi que je suis, un homme éreinté, écorché, condamné, mais pas encore fini, je continue car il me reste encore. L'amour a toujours été pour moi la plus grande des affaires, ou plutôt la seule. J'ai bien encore des sacrifices à faire, j'ai bien encore le temps de me sentir harassé, j'ai bien encore le temps de m'écorcher vif et de me blâmer, j'ai encore bien le temps de mourir pour une autre...

A vouloir protéger, on joue parfois avec le feu. Miser sur l'interprétation des gens n'était pas une idée des plus admirables. J'refuse de perdre mon amour, j'le refuse. L'idée me révulse d'autant plus que ce sont ceux là qui me dégoutent le plus qui sont à l'origine de tous ces tourments. Ces envieux, ces limités qui s'enivrent d'histoires qui ne les concernent pas. Notre bonheur les rends dingue, mais moi j'cracherai pas dessus non.

J'voulais nous protéger, j'voulais nous préserver, mais c'que je n'voulais absolument pas c'était nous perdre. Reprenons le cours de nos vies, de nos amours, & laissons ces gens méprisables là où ils sont.

Ce n'est ni une suggestion, ni une demande, ni une faveur. J'te demande juste de m'laisser faire c'que j'fais de mieux. T'aimer.

J'dirai pas que j'ai trahi. J'dirai pas que j'ai menti. J'suis parfois maladroit.


Excuse moi mon amour.




Pix : Des choix ? Pas si sur.
Playlist :James Blunt - Tears and rain.

# Posté le dimanche 24 mai 2009 16:40

Tracer tes sourires.

Tracer tes sourires.
Tracer tes sourires,
dessiner tes regards,
voguer sur tes gestes,
respirer,
m'étouffer,
mourir,
pleurer,

écrire tes peines,
effacer tes angoisses,
les effacer encore,
et encore,
et encore.

Réveiller tes larmes,
les essuyer avec mon pouce,
te sourire,
te mordre,
t'écouter souffler,
souffler et
souffler encore.


Et m'éteindre,
me consumer, finir en cendres,
ne pas renaître, ne pas voler,
rêver d'être libre,
rêver d'être ivre.
Et m'éteindre,
emporté par ton souffle,
tonnerre, orage, éclair, foudre,
foudre dans mes espoirs.

Et m'éteindre,
et t'atteindre.
Une dernière fois.

Pix : Ma loutre. Qui me manque. Un peu.
Playlist : Kate Voegele - Wish You Here.

# Posté le mardi 21 avril 2009 17:32

Modifié le mercredi 22 avril 2009 08:39

J'ai froid.

J'ai froid.
J'ai du mal à me retrouver dans l'effroi de notre solitude. Où seras-tu ? Reverrais-je tes sourires caramel au coin d'une ruelle alors que tu marches à l'envers du temps ? Appuie sur PLAY, chante moi que le lion est mort ce soir, reviens-moi la nuit, dis-moi que tu m'aimes et ferme la fenêtre avant de dormir. Tu sais bien que j'ai froid.

Ce ne sont pas les jours qui manquent, mais les nuits froides, mais les nuits sans ta voix,
mais les nuits mélangées à la mélancolie, félines et malignes, les nuits mélodieuses, les nuits aux milles malices où les caméléons même n'osent plus changer de couleurs. Je suis tombé, dans la tombe de ces nuits, ma vie sur la table, un tableau sans peinture. La voix trouble de Nina Simone dans ma poésie, je crois bien qu'elle parle de ton amertume, de mon miroir brisé, blasé de mes baisers, de mon brasier abusant de, je n'sais plus trop quoi. Du rock, du funk, un son craquelé presque sale, une rime coupée, une mesure qui elle ne rime à rien. Les nuits, ne seront plus ce qu'elles étaient.
J'ai vomi dans mes souvenirs*
.



Pix : Une lampe.
Playlist : Aphex Twin - Flim
* Article rédigé le 07.10.08
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# Posté le mardi 21 avril 2009 17:18

Modifié le mercredi 22 avril 2009 07:53